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L’anti-coupeur de cheveux en quatre - Jean MONTIGNY



Je relisais il y n’y a pas si longtemps cet excellent roman de Jean RASPAIL, Le Camp des Saints, parfois injustement taxé de propagandiste-extrême-droite alors que son message va bien au delà de ça, et qui relate l’histoire d’une immigration massive, d’une vague d’un million d’indigents désespérés venus du Gange, bientôt suivie par d’autres…

Dans cette société policée, assistée, désinfectée, surprotégée, casquée, vaccinée, bardée de garde-fous partout, où le principe de précaution est omniprésent avec tout son coté inhibiteur, on avait simplement oublié le principal danger, celui de l’invasion migratoire des miséreux. C’était pourtant le plus prévisible car cette misère est justement la piteuse création, la honteuse conséquence des agissements pervers de nos sociétés dévoyées.

Un oubli… ou un déni ? Car lorsqu’il faut bousculer trop de tabous, il est tout de même plus simple d’enfouir sa tête sous le sable, même si l’on crie « au feu au feu » en agitant les bras pour se donner bonne conscience. Que faisons nous d’autre devant le terrible drame climatique qui est en train de se jouer, que nous avons provoqué, que nous continuons à perpétrer ? Et devant la pauvreté et la famine mondiales qui ne cessent de croître ? Nous avons tous un regard empathique et apitoyé pour ces 9 millions de morts annuels de l’indigence, bien sûr, c’est socialement correct, mais tous, restons cependant bienveillants vis à vis de ces quelques poignées de multimilliardaires qui continuent d’accaparer toute « la richesse mondiale ». Ô, combien ce terme est détestable ! Tous complices. Nous ne dénions pas nos vies confortables.

Ajoutons à cela la manipulation permanente et quotidienne des média, avides et attiseurs de conflits, fauteurs de troubles, l’acharnement de l’opinion publique malsaine prête à se repaître de toute forme de drame. Ne parlons pas de l’impuissance des dirigeants pris en étau entre les deux et qui, voulant ménager la chèvre et le chou, se prennent en plus les pattes dans le tapis de leurs propres dissensions internes… que c’est beau cette Démocratie qui, au noble et juste motif d’équité est devenue une véritable barrière à toute forme d’avancée ou d’évolution. Toute décision doit passer par les mains censoriales et impitoyables des Coupeurs de cheveux en quatre.

Dans « Le Camp des Saints », à force de pinailler - d’après wiktionnaire, pinailler, être trop précis ou trop méticuleux, cela s’appelle « couper les cheveux en quatre » - à force de tergiverser, de se couper la parole, de prendre systématiquement le contrepied de toute opinion, le temps avance inexorablement, l’invasion aussi. Ceux du Nord, non concernés, prônent la solidarité bienveillante tandis que ceux du Sud, au premier rang, croulent foulés par la vague gigantesque de ces êtres désemparés qui prennent peu à peu et malgré eux figure de barbares.

Tout cela se finit en drame sous le regard désabusé d’un peuple qui n’a toujours rien compris de sa perverse responsabilité et d’un gouvernement qui finit par baisser les bras sans avoir eu l’idée de se dépêtrer de sa prison technocratique .

Alors vous, je ne sais pas, mais moi, ça me rappelle confusément quelque chose… à part que l’ennemi cette fois-ci, est sournois, invisible, ubiquiste, puissant, pernicieux, actuellement invincible…

Il était pourtant si prévisible ! Sans vouloir plagier Bill Gates, quelle folie de la part des hommes que de continuer à se protéger indéfiniment et démesurément contre des risques qui n’existent plus, ou presque, que de construire des abris antinucléaires, que d’entretenir en permanence des armées puissantes qui démarrent au quart de tour, alors que le vrai danger était ailleurs… Brillant résultat de l’inconséquence et des dérèglements dont « ils » sont seuls coupables.

« Ils » n’ont rien voulu voir, et maintenant que le drame est arrivé, ils vont nous rejouer la même scène des contradictions, la tyrannie médiatique a repris du service, la chèvre et le chou vont de nouveau pouvoir s‘affronter dans l’émulation pour mieux s’engluer dans l’inaction, la xyloglossie, ou langue de bois, est redevenue le dialecte national, la péripatétoglossie ( l’art du langage qui balade les gens, tout comme Aristote qui promenait ses élèves pour mieux leur inculquer ses théories ) est au sommet de son art…

Bien pire est ce qui concerne la recherche des armes et des remèdes ! Alors là, la «tétracapillosectomie », plus connue sous le nom d’art de couper les cheveux en quatre, a encore frappé ! Surtout il ne fallait pas de masques non homologués, malheureux inconscients que vous êtes ! Et encore, pas n’importe quelle homologation, bandes d’ignares ! Et maintenant nous en sommes à tailler officiellement des masques « grand public » dans des vieux soutifs 85 D et des chiffons recyclés ! Adieu les normes… C’est carrément de la « gérontopropulsion -urticante-pruriginogène » (ou l’art de pousser mémé dans les orties) !

Pour la thérapie, « ils » ont bien des pistes, quelques molécules connues qui semblent fonctionner, même si c’est encore un peu empirique, mais nous sommes en guerre, après tout (c’est le Grand Chef qui l’a dit ). Hélas, les tétracapillosectomiseurs, pardon, les coupeurs de cheveux en quatre sont là ! On ne soigne pas comme ça, il faut mettre au point, chiffrer, analyser, randomiser, statistifier, passer devant les commissions, faire des normes pour pouvoir agréer les commissions, obtenir les autorisations, les agréments, labelliser, se dégager de toute responsabilité surtout, tandis que pendant ce temps l’ennemi perpétue inexorablement et en toute impunité son oeuvre mortifère vengeresse.

Mais bien plus déplorables encore sont l’ignorance et le mépris qu’il ont eu pour notre Mère Nature, il ont oublié qu’Elle les a créés en son sein, qu’ils ont grandi et évolué sous son égide pendant des millénaires, que ce commensalisme respectueux aurait pu devenir une véritable symbiose harmonieuse dans laquelle chacun aurait apporté avantage à l’autre.

Et bien non, ils sont devenus ses parasites, ses bourreaux, ils l’ont salie, galvaudée, humiliée, martyrisée.

« Ils » ont certes utilisé ses offrandes thérapeutiques, toutes ces plantes qui ont grandi en même temps que lui et pour son bien ; le grand Jean Rostand, de l’Académie Française, disait déjà « chaque plante a sa maladie, chaque maladie a sa plante ».

Il disait aussi, hélas, dans « Le destin biologique de l’homme » : « Même si l’homme persiste, s’il survit tel qu’il est, de lourdes menaces pèsent sur lui, qui tiennent à l’ampleur même de sa réussite et à la puissance des moyens que lui fournit la science…» Visionnaire qui évoquait déjà la fonte des glaces polaires, le changement des climats, la destruction de l’équilibre des océans et bien pire encore…


Cela n’a pas suffi aux tétracapillosectomiseurs : ces thérapies douces et offertes n’étaient pas assez rapides, pas assez mesurables, insuffisamment standardisées, alignées, labellisées, ils les ont alors frelatées en bidouillant leurs molécules pour les rendre plus puissantes, plus violentes, plus agressives, toxiques ; elles avaient pourtant mis des millénaires à se mettre au point en douceur, chaque plante ayant une cohorte de principes actifs assez proches entre eux mais cependant différents, agissant en synergie pour une action complète mais pacifique.

Ils n’ont plus voulu voir, non plus, qu’elle nous avait mis à disposition des champignons à vertus immunostimulantes extrêmement performantes, si complexes dans leurs actions subtiles aux effets complémentaires et éclectiques qu’ils n’ont pas encore réussi à les dénaturer.

Et pourtant ! Déjà l’homme d’Ötzi, au chalcolithique (5000 ans environ) savait utiliser le polypore du bouleau !

On peut citer le fameux chaga, cher à Soljenitsyne, largement évoqué dans «L‘archipel du Goulag » et « Le pavillon des cancéreux » polypore probablement très voisin du précédent, lentinula eodes - le shitaké, grifola frondosa -le maïtaké, appelé le champignon de l’immunité, le reishi - ganoderma lucidum , champignon de l’immortalité. Mais encore, l’hydne hérisson- hericium erinaceus, véritable dopant de l’immunité et anticancéreux, utilisé aussi depuis des millénaires, le très prometteur phéole de Schweinitz- phaeolus schweinitzii, et bien d’autres !

En gros et pour simplifier, tous sont essentiellement de puissants immunostimulants, farouches défenseurs contre les virus à tropisme respiratoire et certains autres virus comme l’herpès ou l’hépatite B. Ils sont anticancéreux, déjà par cet effet contre les intrus, mais plus encore par différents mécanismes qui se potentialisent et se complètent pour mener à l’apoptose des cellules malignes. Antioxydants, stimulants de la biosynthèse du NGF, (neuronal grows factor) facteur de croissance essentiel à tout fonctionnement harmonieux des êtres vivants, etc… Ils n’ont qu’un seul défaut, celui de ne pas être frappés d’alignement : les coupeurs de cheveux en quatre, non convaincus par l’expérience millénaire, veulent en extraire LE principe actif pour en faire la synthèse artificielle, le commercialiser, en faire une forme titrée, dosée, maitrisée, domptée et protocolaire, manne financière de préférence, alors que la nature nous les a donnés comme tout le reste en vue d’une consommation régulière, modérée, un apport permanent d’immunité et d’équilibre, résultat d’une longue cohabitation évolutive.

Nos anciens l’avaient compris. Pas les coupeurs de cheveux en quatre.

Et c’est ainsi que le monde entier recherche activement des molécules salvatrices alors que la Terre nous en avait largement pourvus, et sur mesure ! Mais «Ils» les ont reléguées dédaigneusement et péjorativement au rang de compléments alimentaires, là où était leur noble place, mais trop mal. Et trop tard.

Nous sommes les Hérons de la fable.

L’Anti-coupeur de cheveux en quatre va avoir du pain sur la planche.

Jean Montigny

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