Rechercher

Monsieur LIBERTE Alice Ida CARON

Mis à jour : il y a 5 jours


Il sait que rien ne va plus, que le monde avec ses peuples qui se taisent, ses peuples qui se terrent dans leurs maisons...

Depuis un mois il parcourt la planète terre et s’arrête dans les grandes villes, dans les villages où aucun être ne déambule où aucun fantôme ne rôde, il entre dans les maisons et regarde les hommes et les enfants dormir, il lit les journaux.


Peinture Alice Ida CARON


La perplexité se lit sur son visage. La colère finit par le dominer et Monsieur Liberté se demande ce qu'il doit faire pour arranger ce monde qui va très très mal. Il est très agité.

En lisant les journaux dans toutes les langues, il finit par connaître la vérité.

Les hommes ont peur, ils sont verts de peur à l’idée de mourir bêtement étouffés dans leur lit ou d'être obligés d’aller à l’Hôpital pour mourir.

Il a vu dans le journal qu’il s’agissait d’une maladie donnée par un virus virulent qui se transmet aux hommes en un rien de temps.

Il a d’abord pensé que c’était l’air des villes pollué qui avait fait émerger ce virus, il a ensuite pensé que la terre pleine de cochonneries avait peut être généré ce virus, il a pensé aussi à l’eau des rivières, des robinets dans les maisons contenant beaucoup de métaux, de lessives, de pesticides, de plastique, qui avaient peut-être favorisé ce virus.

En marchant sur les terres cultivées de vignes, en traversant les blés, les champs de culture de légumes, il vit des grosses machines sur des roues arroser les plantes avec un produit qui sentait mauvais « ce qui sent mauvais ne peut être que mauvais pour les hommes et la nature » se dit-il.

Il vit aussi au delà de son horizon des mini tentes, des serres blanches peu hautes comme des tunnels faits pour des petits farfadets, à l’infini sur des hectares ou étaient cultivées des salades, des tomates et toutes sortes d'herbes aromatiques et de légumes racine.

Il entendait nettement la plainte qui émanait de ces plantes privées de soleil direct, privées de pluies odorantes, privées de la vue des oiseaux, privées de la vraie vie et confinées dans leur cocon bien chaud et humide. Elles étaient elles aussi en prison, affaiblies dans une maison de plastique. Et ce plastique qu’en fait-on après usage ?

En cheminant gravement, il se demanda comment il allait faire pour changer le cours des choses. Que ce virus vienne de nulle part ou de la terre polluée ne changeait pas la situation.

Il fallait trouver des solutions après ce grave constat, car les hommes sur la terre ne supportent pas le confinement, la prison à domicile, ils ne supportent pas de ne plus voir la mer ni de marcher dans les bois parfumés, ils ne supportent pas longtemps de seulement faire des courses alimentaires et de manger, d’aller aux toilettes, de se laver et de dormir. Dans le meilleurs des cas, certains hommes surfent sur le net et s'amusent à revoir les images d’un monde disparu. On relit les romans déjà lus.

Il a aussi remarqué que la seule liberté qui restait c’était de se téléphoner entre eux pour se plaindre ou pour rire un peu ou pour se donner du courage.

Assez constaté, se dit Monsieur Liberté, il faut agir, et très vite.

Pour tuer cet ennemi il fallait pouvoir le reconnaître, or il semblait invisible. Il avait vu dans une revue médicale la photo en couleur du virus, mais il savait que cela ne servirait à rien pour lui pour le moment.

Encore une fois se dit-il, s’il vient du pangolin, du serpent, du lézard, du chien ou tout autre animal mangé par les Chinois qui mangent de tout depuis des siècles, ça ne pouvait pas être de cette nature.

Cependant en y regardant de près, c’est dans une province de Chine que tout a commencé. À Wuhan au cœur de la Chine!

Il avait aussi les rumeurs : les rumeurs sont souvent mensongères mais il fallait quand même aller voir de près ce qui s'était passé là-bas pour comprendre comment ce peuple masqué de blanc et habillé comme des robots avait vu mourir beaucoup d'entre eux avec ce virus.

Il partit pour la Chine aussi curieux que Marco Polo. Il prit le bateau car il n’y avait plus d'avions, les frontières étaient fermées.

Comment allait-il faire pour entrer. Il savait très bien comment il pouvait faire mais il voulait faire l’expérience des hommes pour les comprendre.

Il dut changer souvent de bateaux et cela prit du temps or il était pressé.

Arrivé à la frontière chinoise depuis le Tibet, où il s’était attardé à fréquenter des moines pour prier avec eux sur la tristesse du monde, eux aussi confinés et tristes dans leurs temples mais ils en ont l’habitude donc sans commentaires.

Si, je dois dire que leurs temples sont d’une beauté singulière qui touche l’âme. Les moines tibétains sont beaux à regarder car leur sérénité nous enseigne la sagesse et l’harmonie en soi.

Le seul commentaire venant de la parole des moines fut : « La nature se révolte contre les hommes, elle a trop souffert, il y a trop d’hommes sur la terre qui font n’importe quoi pour gagner de l'argent que cela devient une diablerie et elle a décidé d’en éliminer une part dans chaque peuple selon leur culpabilité. Elle épargne les enfants car ils sont promesse d’un avenir plus heureux. »

C’est une façon de voir les choses mais cela ne règle pas le problème de liberté, or la liberté est brimée à cause d’un virus.

Il franchit aisément la frontière vu qu’il était pur esprit : il l’avait oublié.

Il se logea dans la tête d’une vieille Chinoise qui vaquait à servir un repas pour sa famille masquée, mais ils enlevèrent leur masque pour avaler leur soupe aux nouilles.

« Sen you est mort cette nuit, dit le père. Fleur de lotus notre voisine est malade couchée dans son lit avec une forte fièvre.

« Oui, dit la mère il faut rester à la maison tout le jour, ne plus voir personne sinon c’est la mort certaine.

« Bien », dit le père, « mais le gouvernement en profite à son aise, pensez, notre énorme population confinée chez elle, muselée par un virus alors que ce gouvernement n’arrive pas à mater. Pensez combien cela les arrange, un peu plus ou un peu moins de Chinois, surtout les vieux qui meurent, ça ne peut faire que du bien. »

La parole du maître de maison était amère et Monsieur Liberté lui mit un peu de baume sur l’esprit pour le calmer et apaiser sa peur.

« Nous sommes prisonniers sur notre propre ordre » dit le fils dans un souffle.

- Bien, nous allons respecter les règles encore une fois, celles venant de notre gouvernement pour vaincre ce virus dont on imagine qu’il peut avoir été dispersé volontairement, répondit la mère. N’empêche qu’il est là !

- Mangez à votre faim, c’est là l’un des rares plaisirs qui nous restent.

- Nous pourrons survivre, c’est sûr !

- Je vais mettre mon masque et mes gants et sortir un peu dans la rue car je n’en peux plus, » déclara le jeune homme.

Monsieur Liberté voyait se profiler une sorte de solution pour retrouver la liberté de ces habitants de Wuhan en écoutant les Chinois.

Se soumettre pendant un certain temps, le temps de guérir, le temps des morts, le temps de la disparition du virus, alors les vivants pourront retrouver leur parole, leur fierté d’être vivants, leur volonté de liberté, leur détermination pour y arriver.

Mais Monsieur Liberté pensait au traumatisme laissé par la maladie, les morts d’êtres chers, dans les villes ça risquait d’être difficile car il y a peu d’espaces verts, peu de nature où se retrouver et s’apaiser. Allaient-ils comprendre qu’il faudrait aménager un grand bois, une petite forêt au milieu de la ville de cette province avec un lac où nageraient des canards, où l’on promènerait des enfants le long des rives. Cela paraît un peu simpliste mais tellement nécessaire pour retrouver une tête bien faite apte à réfléchir, des êtres équilibrés aptes à inventer leur liberté.

Il fallait aussi démolir les grandes tours inhumaines qui cachaient les cimes enneigées de la montagne proche ! Il fallait éliminer l’ambassade des I-U, on a dit avoir retrouvé des caisses de virus enfouies dans le jardin ; il fallait aussi éliminer les laboratoires où ont travaillé des Français et des Chinois sur les virus, on ne sait jamais, une erreur ça arrive vite. Mais ça c’est la rumeur.

« Ah ! Oui, je ne dois pas oublier la Corée, les autres pays asiatiques, ils feront partie du programme de mon souffle salvateur. On verra plus loin de quoi il s’agit. »

Monsieur Liberté décida d’un coup qu’il allait les éliminer, c’était le moment puisque il n’y avait personne dedans depuis la confination. Il commanda au souffle de la terre de faire ce travail et tout à coup les grandes tours s’effondrèrent sur elles-mêmes et s’engloutirent dans le sol. De même l’ambassade et les laboratoires. A leur place ont voyait pousser des arbres en quantité, aux tons de vert diversifiés, d’où émanaient des fleurs aux parfums exquis. Une petite forêt était née !

Un grand lac s’était formé d'un coup et l’on voyait des cygnes évoluer gracieusement sur les eaux calmes où seule la brise parfumée ondulait la surface de l’eau avec légèreté. Les pruniers si chers au cœur des Chinois étaient fleuris. De joyeuses assemblées piqueniquaient et les gens se sentaient libres et heureux. Tous étaient dehors pour voir ce grand phénomène, tous pleuraient de joie pour tant de beauté. Il n’y avait pas eu un seul esclave pour creuser ce lac. Même les agents de police avaient laissé leur bâton pour savourer la vue sur le lac et la forêt. Les lys, les joncs étaient fleuris sur la rive, on entendait le chant des oiseaux si proche. Ils avaient oublié leur fonction de réprimer. On s’interrogeait, comment cela était-il arrivé si vite ?

Les enfant roulaient sur la pelouse, hurlaient à tue tête pour mieux entendre leurs voix qui s’étaient tues si longtemps.

Monsieur Liberté était content de lui-même, il entendait les vociférations des dirigeants dans leur palais hurler leur incompréhension à propos des phénomènes naturels qu’ils avaient constatés, hallucinés par le prodige, hurler des ordres qui n’étaient plus entendus ni respectés. La ville, la grande ville respirait, on l’entendait respirer à travers les rires, les chants, les couples d’amoureux qui se tenaient par la main. Le chant des oiseaux, le bruit du jeu des enfants, les adultes au regard étonné et ravi qui parlaient entre eux.

Monsieur Liberté mit un peu de baume dans la tête des dirigeants afin qu’ils aient de la compassion, de l’amour pour leur prochain, afin d’avoir aussi des idées de villes idéales sans trop de modernité à tout va, sans trop de police derrière chacun, sans caméra de surveillance, sans notes appréciées par un robot qui détermine si tu as bien agi ou non, qui t’empêche de voyager si tu ne te comportes pas bien et surtout pas trop de lois qui briment la liberté …

Ce baume illumina leur conscience et chacun déjà inventait une vie nouvelle pour leurs concitoyens.

Il était temps de partir rejoindre l'Europe exsangue ; il se servit de ses techniques d’esprit pour aller plus vite mais il ne pouvait pas en abuser car sa force s’épuiserait elle aussi.

Catastrophé et épuisé, Monsieur Liberté arriva en Italie puis en France, puis en Espagne, puis en Lituanie, en Grèce puis partout en Europe et partout il trouva les gens malades ou alités ou ventilés en train de mourir dans les hôpitaux, des vieux abandonnés dans leur Ehpad en proie à la maladie sans être soignés ou sains apparemment mais soupçonnés par les autres d’être porteur du virus mais pas malades.

C’était affreux de voir ces ravages dans les comportements égocentrés. Face à ces énormes problèmes, il décida d’éradiquer le virus car cela faisait trois mois que les gens étaient enfermés chez eux. Et allaient en perdre la raison.

Bien caché au fond d’un bois où plus un seul promeneur ne venait, il sortit son calepin et ses stylos feutres, il fit le dessin du Coro19 tel qu’il l’avait vu dans la revue, mit les couleurs qui étaient celles du virus, déposa sur ses genoux son dessin, rangea ses crayons. Il regarda fixement et longuement son dessin, incrusta sa forme et ses couleurs dans sa mémoire, sans dire un seul mot. Il regardait toujours fixement le dessin qui tout à coup s'anima, se retourna sur lui même, rapetissa pour devenir un petit point.

Monsieur Liberté ne fut pas dupe :

« Espèce de saleté lui dit-il, tu peux bien te camoufler mais je vois que tu es encore là régnant avec ton œuvre impie. Si tu ne reviens pas dans ta forme première celle où je t’ai représenté, je t’enfonce ma mine de crayon dans ton œil que je vois. »

Aussitôt l’image du virus réapparut.

Il souffla très fort dessus, un souffle chargé d’eau de javel, chargé d’antiviral sous forme de gouttelettes ; le souffle était un peu lourd mais il gomma petit à petit l’image, il passa quand même son souffle sur toutes les surfaces métalliques, les boutons de porte, les machines, les vêtements, les mains, les poumons de gens malades, les gorges sèches des gens atteints, enfin sur toutes les surfaces existantes ou pouvait se cacher ce foutu virus.

Il y arrivait avec peine car il y avait beaucoup de coins cachés mais ce fut bientôt fait, l’image du virus avait disparu, il était temps car la peur étreignait le ventre des Européens.

Tous sortaient de leurs maisons en disant c’est fini, nous sommes guéris. Ils étaient guéris de fait, vraiment guéris, même les petits vieux que l’on disait moribonds, ils étaient sur pied, rajeunis !

Bien, se dit Monsieur Liberté, je suis arrivé à temps.

Je vais traverser l’Europe, rejoindre l’Espagne pour faire fondre toutes ces tentes de plastique, pour éliminer les plants à huile de palme, pour multiplier les espèces d’arbres fruitiers, de légumes, donner des insectes alliés aux bananiers, aux avocatiers, au pieds des caféiers et des cacaotiers malades afin qu’ils puissent s’entraider à l’avenir, plus besoin de pesticides, simplement penser que les plantes savent prendre soin d’elles et de leurs pareils. Simplement leur donner de l’eau et du soleil, un peu de fumier venu des fermes.

Monsieur Liberté voyait un enfant caresser son Cogolin, sans peur qu’il lui transmettre un virus, cet enfant a douze ans, il existe vraiment, je vous l’assure, il s’appelle Sébastien, il vit à St Tibery dans l’Hérault, c’est mon ami et je suis fière de lui. Il a chez lui des grillons qu’il élève, des lucioles, des poissons... A deux mètres il reconnaît une asperge sauvage ; il aime tellement la nature qu’il aidera à la sauver comme cette petite suédoise que l’on voit sur les ondes de temps en temps depuis qu’elle est sortie de son autisme. Quand ils seront grands, se dit Monsieur Liberté, je leur donnerai un petit coup de pouce s’ils en ont besoin dans cinq à dix ans et tout changera avec cette jeune génération d’enfants lumière, consciente et volontaire pour un mieux vivre. Ce n'était pas suffisant de sauver l’Europe, il fallait entrevoir son avenir, il fallait aussi courir vers l’Afrique moins peuplée, mais plus démunie face à la maladie.

Ces peuples d’Afrique si joyeux, si beaux dans leurs danses, si harmonieux dans leurs déplacements, ces peuples se terraient aussi chez eux pour ne pas attraper ce virus.

Comme il faisait maintenant très chaud, la maladie semblait moins se développer. Monsieur Liberté n’employa pas de trop grands moyens pour venir à bout de ce virus africain.

Son souffle antiviral nettoya toutes les cases, tous les immeubles, tous les espaces publics, toutes les personnes et leurs vêtements.

Dans chaque village il fit une pyramide de savons et un puits pour tous.

Ouf ce fut vite fait, mais il était maintenant fatigué. Monsieur Liberté se reposa sous un jujubier et resta ainsi quelques heures ; quand il sortit de sa torpeur, il vit les Africains des différentes régions sortir de chez eux comme libérés d’un joug ; il chantaient, ils dansaient sur les places des villages au son de leur tam tam, ils étaient redevenus joyeux selon leur nature première.

Il était si content de lui que monsieur Liberté s'endormit pour de bon sous son arbre. Il pensait encore.

Plus tard, se dit-il en soupirant, j’irai en Amérique, en Australie, où il allait avoir encore beaucoup à faire avec ces grands yanquis pour que les personnes retrouvent leur liberté. Il ne pouvait dormir longtemps. Je m’occuperai de Monsieur Dollard qui s’affolait ayant eu des nouvelles de Chine et d’Europe qu'il ne comprenait pas et ça le mettait en rage. Monsieur Liberté allait venir très vite s'occuper de lui et de son gouvernement.

Ah je vais lui en faire voir à ce Monsieur Dollard, je vais éliminer ce trop d’immeubles, ces orgueilleuses tours à Chicago, créer des jardins, à leur place, faire entrer la mer plus avant à NY, faire une plage de sable fin, planter des micocouliers, des palmiers résistants au gel, ramener les écureuils et les abeilles, créer des ruches pour faire du miel sur les toits, des jardins sur les terrasses où se cultiveraient plein de légumes. Il y a déjà quelques initiatives mais je vais généraliser tout ça pour que les hommes vivent mieux et s’amusent.

Le temps pour les hommes est compté, ils ne vivent pas longtemps alors il faut les aider à ne pas perdre ce temps si précieux ! Ce confinement est une catastrophe pour tous les peuples de la terre, les privant de liberté totale, les privant de distractions, de plaisirs, de convivialité, de fêtes, de conversation, d'échanges avec les autres. Comment ont-ils compensé ce manque de plaisirs ? Avec l’amour ou la nourriture ou les deux ?

Il pensait aussi, Monsieur Liberté, « que d'autres maladies virales reviendraient encore plus terribles s’il ne faisait pas tout ce travail de transformation. Il fallait redonner à chacun le goût de rester sur sa terre et d’y être heureux et libre.

Monsieur Liberté sentit l’urgence de terminer son travail à peine commencé.

Il s’éveilla tout à fait, s'ébroua, s’étira comme un petit chat et ragaillardi, il partit pour les I-U et les pays du continent Sud et nord américain. Il n’avait pas besoin qu’on le remercie, son bonheur était de faire, de refaire l’organisation d’un pays pour que chacun y trouve un équilibre. Trop de voyages est dangereux car les maladies sont ramenées dans les valises et on connait depuis Monsieur Pasteur en France et Monsieur Kock en Prusse, le grand danger de la propagation des virus.

« Je me demande, se dit monsieur Liberté, « si les autorités avaient demandé tout de suite aux laboratoires de développer les tests correspondants au nombre de personnes en France, de même en Italie, en Espagne, les autorités sanitaires auraient testé chaque personne et on aurait ainsi pu éviter de confiner tout le monde et seulement les gens atteints et ceux avec la maladie mais pas encore déclarée. L’économie aurait été préservée, peut-être … »

« Il faut que j’arrête de penser comme ça, je suis un peu fatigué : ce n'est pas fait, tant pis ; ce sont des technocrates qui gouvernent alors il ne faut pas trop leur en demander. On fera le bilan après. En attendant, il faudra à terme créer de belles maisons où l’on cultivera des fleurs, créer des lieux où l’on croit être au paradis et pas en enfer.

Il faudra faire entrer ces notions dans la tête des architectes, des paysagistes, des maires des villes et surtout des politiques, des grands financiers qui décident ou financent les grands projets.

« Quel travail il me reste à faire, se dit Monsieur Liberté, mais le plus dur ce fut d’éradiquer ce viro19 de la terre.

Et maintenant, au travail pour finir ce que j’ai entrepris puis plus tard avec tous nos enfants lumière, cette nouvelle génération éveillée et toutes les bonnes volontés pour aller plus loin dans la préservation de la terre, dans le développement du mieux être et le respect de la liberté de chacun ».

Alice Caron Lambert

Agde, le 23 mars 2020 le temps du confinement chez soi






21 vues
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now