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Le grand trieur du tri complet ou le Récolteur de matières premières - Texte d’Adèle Dornier



« Rabotez ! La langue confuse sert à cacher »

Extrait du raboteur de langue Texte de Nathalie Leclerc

Cacher je ne veux point, cependant, la précision des mots à la pointe de l’aiguille forment parfois des harmonies un peu floues…

J’essaye de clarifier, de dénommer, de décrire, de fluidifier sans cesse pour ne pas renfermer, pour expandre et partager l’énergie commune qui nous anime tous et passe dans chaque corps différemment.

Mon bonhomme à moi, il trie, il range et décortique.

Salopette verte et bottines noires, bariolé malgré tout de toutes les couleurs des émotions croisées.

Dans sa besace, un sécateur, un seau, un arrosoir, une aiguille, du fil.

Au détour de ses voyages sur des milliers de carrés de centimètres passés au peigne fin, il observe minutieusement tout.

Ensuite il démarre…

Découpe, trie, rassemble, unit, recoud, fait des tas et redispatche…

Compost de tout, ici même le plastique n’a pour lui aucun mystère car il a de fameux alliés, « les lacoptères », qui s’occupent de grignoter et retransformer ces petits tas de nourriture abjects pour la terre.

Son compost ou devrais-je dire, ses composts ne sont qu’une seconde étape de son occupation journalière, car après il réintroduit la vie partout et nourrit par cela même qui paraissait mort, les endroits vidés d’énergies…

Comment l’appellerait-on ? Le grand trieur du tri complet… ou le récolteur de matières à visée cyclique.

Car oui c’est bien pour le rétablissement d’un cycle bien rond qu’il œuvre, aplanir les bosses, les « débosser » et renflouer les creux.

Il œuvre en pleine coopération avec chacun, car son rôle est incomplet. Bien conscient de n’être qu’un maillon de cette chaine.

Il œuvre donc au lien entre chaque être pour semer l’espoir et créer de l’amour une gangrène…

Voici son « champ » de l’espoir :

La gangrène de l’amour

L’âme ouragan graine et la graine se plante.

Les graines de l’argan prolifèrent en tous sens pour que l’âme ouragan souffle sans fin et éloigne de terre les gangs de la R’haine

L’amour à gants de velours, caressera alors la terre de feu pour que de la graine torréfiée, germe la forêt des âmes nouvelles.

Adèle

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